Bon, c'est vrai, j'avoue, je suis bavarde.A l'oral encore plus qu'à l'écrit.
Je suis capable de passer 2 heures au téléphone avec une copine que j'ai vue la semaine dernière, de refaire le monde avec mes collègues de boulot, de me plaindre de la pluie et des nuits blanches à ma mère, de critiquer la Star Ac' avec une copine alors que je ne manque aucun "prime", de discuter cuisine avec ma voisine alors que ses congelés attendent dans le coffre de sa voiture, de filer des trucs imparables de "maman bio" à une dame perdue devant les farines de quinoa, de châtaigne, d'épeautre et autres de l'épicerie, et j'en passe...
D'autre part, je noircis des lignes au quotidien, par e-mail au boulot, ici et là sur la toile, ou encore, en privé, pour mes filles. Je raconte mon chemin, mes peines, mes joies, mes réussites, mon amour pour elles, inconditionnel et entier.
Mais bien plus que ce défaut, il y en a un qui me mine souvent, la bavarde que je suis "oublie" trop souvent de dire à son Prince combien elle l'aime et combien sa présence la porte, sur cette pente dangereuse du quotidien.
Consciente d'avoir épousé un Prince à l'opposé de ce que je suis, on partage néanmoins plus de choses qu'il n'y paraît, et plus les années passent, plus cela me frappe. Je n'ai pas pour habitude de nous imaginer dans 20 ou 30 ans, je pense rarement plus loin que la fin de l'année, et à cette période, ça fait pas grand'chose, mais je sais et me rappelle chaque jour qu'il suffit d'une seule minuscule seconde pour que s'écroule ce qu'on a mis des années à bâtir.























